Pourquoi je ne veux pas faire un autre enfant maintenant

Notre Miss va voir deux ans… ça fait déjà un moment qu’on nous pousse à faire un deuxième enfant… mais :

– je ne suis pas prête psychologiquement… ma Miss me comble d’amour et ça me suffit pour l’instant.
– idem pour Monsieur. Il veut un autre enfant (nous on avance par étape, un à la fois… on se dit pas qu’on en aura trois ou quatre, on est prudents!) mais pas tout de suite.
– parce que ma seule grossesse a été pourrie. Mais vraiment! Une fatigue insurmontable et des contractions dès 5 mois de grossesse qui m’ont forcée à rester quatre mois alitée avec strictement rien le droit de faire. Si je pétais un plomb au sens propre du terme je pouvais faire le tour du pâté de maison à pied : yeepee!
Comment gérer ça avec une petite fille bien remuante… mystère. Ou si, faire comme jolie-maman en son temps, confier l’aîné aux grands-parents et ne plus le voir que rarement. Mon cœur de mère se brise.
– une gros risque de jumeaux/jumelles dans la famille. Mon frère en a eu notamment et c’était ma plus grande trouille au début de la grossesse. Ce qui veut dire entre autres un risque de prématurité encore plus élevé : tant qu’à faire autant cumuler.
– un utérus qui contracte très facilement dans mon cas. Comme ma mère. J’espérais échapper à l’hérédité et j’y pensais vraiment pas en début de grossesse… (le personnel soignant à qui j’en parlais pensait que c’était psychologique et que je me faisais des contractions toute seule en gros pour reproduire le schéma familial… mais oui bien sûr!) mais voilà il semble bien que comme pour tout le reste je ressemble énormément à ma mère.
Elle a mis au monde trois enfants prématurés dont l’aîné à 28 semaines à une époque où la prise en charge n’était vraiment pas simple et les chances de survie très faibles. Faire le premier câlin avec son enfant au bout d’un mois de vie ça marque.
– pendant ces mois alitée j’ai fait du gras. C’était le seul réconfort que j’avais, d’autant plus que Monsieur était absent toute la semaine. Alors je ne me privais de rien. Un petit coup de blues? Hop quelques carrés de chocolat ça va faire du bien.
Se défaire d’une drogue pareille par la suite, c’est pas simple.
– j’ai pris beaucoup de kilos. Je me suis arrêtée de compter à 20, je trouvais déjà ça énorme. Mon corps ne me correspondait plus, je ne le reconnaissais pas dans le miroir. Tout ça n’a pas disparu à l’accouchement et il a fallu un an pour me retrouver. Je me rends compte maintenant que je l’ai très mal vécu et je ne suis pas prête à affronter une nouvelle transformation.
– parce que matériellement ça serait difficile. Pour accueillir un autre enfant, il nous faut aménager une chambre dans la pièce qui nous sert de bureau, ledit bureau devant lui-même être réaménagé deux étages plus bas : les travaux ça demande beaucoup de temps et d’argent, ça ne sera pas fait avant plusieurs années. J’ai déjà subi ça enceinte et jeune maman, j’ai envie de pouvoir compter sur Monsieur à temps plein quand le moment sera venu.

Il y aura un jour où ces points seront devenus minoritaires et où le désir d’enfant se fera plus fort. Quand, je ne sais pas…

Publicités

4 commentaires sur “Pourquoi je ne veux pas faire un autre enfant maintenant

  1. Maman Sioux dit :

    Ce sont toutes d’excellentes raisons… la meilleure selon moi étant que tu n’as pas envie 😉
    Car c’est sûrement la seule qui compte pour faire un enfant.
    En tous cas, le coup du conjoint pas assez présent, je comprends que ça soit rédhibitoire… quand je vois comment je galère (voire déprime) quand Papa Sioux s’absente 3 jours en déplacement !

  2. Mimine dit :

    Qu’est ce que ça fait du bien de lire ça … Je pense exactement la même chose que toi, mots pour mots.
    J’ai un fils de 3 ans que j’aime énormément mais je ne veux SURTOUT PAS d’enfant, plus jamais !
    Je suis comblée avec fiston, lorsque je nous imagine dans 10 ans c’est à 3 et pour moi c’est inconcevable d’en faire plus.
    De toute façon je suis assez stressée donc avec un seul j’ai déjà assez de soucis à régler … Puis une petite part d’égoïsme qui fait que j’ai un besoin vital d’avoir du temps pour moi, rien que moi.
    pS : Un sujet sur les enfants uniques paraitra bientôt dans un magasine de petite enfance, contacte moi par mail si tu veux savoir lequel, si ça te branche ;).

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s