Le don d’ovocyte partie 4 : la stimulation et la ponction

Le blocage hormonal s’est bien passé, on peut donc entrer dans le vif du sujet.

C’est le début des injections pour faire parvenir à maturité les ovocytes, là où en temps normal un ou deux seulement y parviendrait, il faut en faire grossir un maximum.

Contrôle tous les deux jours de l’avancement des choses, avec une échographie chez le gynécologue de ville, la première de ses consultations du matin, suivie d’une prise de sang. Après les résultats dans l’après-midi, on décide de la suite : maintient, augmentation ou diminution des doses.

Le dernier contrôle pour décider de la date de la ponction a lieu au centre de PMA. Comme c’est un samedi, nous en profitons pour y aller tous les trois. Eu égard à ma qualité de donneuse et à l’âge de la Miss que nous ne souhaitons pas lever aux aurores, nous pouvons arriver à l’heure que nous désirons.

La ponction aura lieu trois jours plus tard. Cela ne m’arrange pas du tout du tout mais la maturité des ovocytes sera au mieux.

Il va falloir s’organiser.

En attendant, nous faisons une petite balade en ville et la journée se termine sur un massage avec ma meilleure amie.

Le jour J, mon père vient me chercher aux aurores et fera donc quatre heures de route ce matin là avant d’aller travailler, saint homme. Impossible de faire autrement, Monsieur ne peut pas se libérer et de toute façon il faut bien qu’il emmène la Miss à l’école qui n’ouvre pas à 6 heures du matin. J’ai donc parlé du don à mes parents, ce qui s’avèrera utile pour les suites.

Un peu moins de 36 heures auparavant, nous avons procédé à la dernière injection, la seule du traitement qui doit avoir lieu à une heure bien déterminée : celle qui déclenche l’ovulation. La ponction doit impérativement avoir lieu avant l’ovulation mais après que le processus ait été mis en marche par le corps. D’où la nécessité d’être bien à l’heure le jour de la ponction.

J’arrive à l’hôpital, désert à cette heure. Le gynécologue de la PMA vient me voir peu après avec sa cohorte d’internes et d’infirmières, de nouveau l’étonnement pour le don et la gêne pour moi, on m’installe dans une chambre.

C’est l’heure. J’ai choisi une anesthésie le plus faiblement dosée. Je pars dans un rêve bizarre, j’entends parler autour de moi sans réussir à comprendre et tout d’un coup AÏE ça me pique! « Ne bougez pas Madame! » Je redescends sur terre, je comprends où je suis et la deuxième ponction dans l’autre ovaire se passera mieux.

Je me réveille complètement très vite et on me ramène dans ma chambre. S’ensuivent quelques heures dans du coton, un repas.

Vers treize heures, le gynécologue revient me voir, il veut être sûr de ma décision : j’ai demandé à sortir pour pouvoir être présente à une formation l’après-midi même, dans un domaine qui me tient vraiment à coeur. Or, après une ponction la sortie est possible seulement si on est accompagnée.
Une interne me dépose devant le lieu pour éviter les transports en commun.

L’après-midi se passe, plutôt bien.
Vers 16 heures, tout s’accélère : il se met à neiger à gros flocons, nous devons vite partir si nous voulons rentrer chez nous le soir même. Trop tard, l’autoroute est coupée, la nationale complètement bouchée, je mettrai avec les collègues qui me ramènent plus de trois heures pour arriver chez moi.

Je n’en peux plus, je pleure de douleur et je vais vite me coucher.

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6 commentaires sur “Le don d’ovocyte partie 4 : la stimulation et la ponction

  1. drenka dit :

    Je trouve ça courageux de choisir l’anesthésie locale. Moi j’avais pas eu le choix ici, et j’avais pleuré comme un goret d’angoisse (chochotte inside). Et puis en fait je pense qu’ils m’avaient quand même donné un sédatif vu comment j’ai ronflé et rien senti du tout, et c’est vai qu’on se remet plus vite quand même (http://orangedrenka.wordpress.com/2009/11/01/le-docteur-de-la-nouille-17/) (mot de passe 1234).
    Mais j’étais bien contente de pas travailler l’après-midi et le lendemain, en fait… le coup du séminaire et de la neige, dur (pis je me rappelle un peu de la suite pour toi…).

  2. PetitBourgeon dit :

    Mais tu es une grande Warrior !!! Ma pauvre, j’ai envie de te faire de gros câlins…

  3. Madame Sioux dit :

    Tu me fais me questionner : pas trop envie d’anesthésie générale mais pas franchement envie de risquer d’avoir mal non plus…
    Ouaip, moi aussi je me souviens de la suite et ça me serre le ventre de te lire. T’es une guedin !!
    (Mais bravo !)

  4. […] jour de la ponction ayant été quelque peu sportif, le lendemain, en famille et à la maison : canapé […]

  5. […] jour de la ponction ayant été quelque peu sportif, le lendemain, en famille et à la maison : canapé […]

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