Tarte al djote

ou en français, tarte aux bettes. La recette est belge à l’origine, de Nivelles en Belgique.
J’ai beaucoup adapté (comprendre : là c’est vraiment pas de ma faute, pour une fois) mais le résultat est réellement bon. Et c’est une bonne manière de consommer les côtes de bettes, très abondantes au panier de légumes et dont je suis la seule à vouloir…
La recette originale ne prévoit pas l’emploi des côtes mais ça me paraît plus consistant ainsi.

Ingrédients :
– une grosse pâte brisée (ma recette garnit deux fonds de tarte)
– une grosse botte de côtes de bettes
– 100g d’oignons
– une botte de persil
– deux boîtes de fromage à la crème
– deux oeufs

Couper les côtes des bettes, faire cuire à la vapeur. Hacher le vert avec le persil et les oignons. Mélanger le fromage et les œufs puis les côtes et le vert tout ensemble.
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Disposer sur les fonds de pâte.
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Enfourner pour 30 minutes à 180° chaleur pulsée.

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Tac au tac

Dimanche soir, dans le salon, après une grosse journée de rangement dans la maison… et je me souviens que la Miss est retournée jouer dans sa chambre et que donc, forcément, elle a sorti/étalé des jouets :

« Moi – Dis donc, ta chambre elle est comment?

Elle – Bien rangée!

Les parents – Prrrffffftt. »

Mettez fin à la querelle des brocolis

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Trois habitudes à inculquer à vos enfants pour qu’ils mangent bien toute leur vie

Ambitieux non?
Tout d’abord, s’il m’a attiré l’œil c’est à cause de la référence aux brocolis…

Ensuite c’est parce que la Miss, il y a un an, a eu une phase de rejet de beaucoup d’aliments. Il restait à peu près les pâtes pour vous donner une idée à la base mais niveau légumes, pas grand chose. Elle n’a jamais eu beaucoup de goût pour les fruits, et encore moins pour la variété.
Ajoutons à cela qu’elle a une grande méfiance des desserts depuis toujours… ce n’est pas par ce biais qu’elle risque de manger des fruits. Elle refuse déjà le gâteau au chocolat ou les cookies alors…

Dans ce livre, la base pour enseigner à ses enfants une bonne alimentation c’est de ne pas y mettre de pression ou d’affect. Plus facile à dire qu’à faire non?
Et là bien sûr, c’est en fonction du vécu personnel et de notre perception. Dans certains cas, rien que le fait de demander à l’enfant s’il veut goûter un aliment peut être ressenti par celui-ci comme une pression et donc occasionner un refus… Le présupposé de l’auteur c’est que l’enfant cherche à exercer un contrôle, quel qu’il soit. Si le parent veut absolument qu’il mange des légumes, alors il refusera; si le parent a peur du fait de son petit poids, il mangera peu… etc

Pour permettre à l’enfant d’exercer un contrôle et un pouvoir sur les repas, c’est en fait le même principe que le « choix ouvert », il faut lui laisser un choix à sa portée, par exemple autoriser son plat préféré une fois par semaine ou le laisser décider du menu en lui proposant 2/3 plats qu’on est en mesure de faire avec le temps et les ingrédients sous la main. Bien entendu, l’adaptation à ce principe dépend de l’âge!

Trois règles générales à retenir :

  • Proportion : tous les groupes d’aliments doivent être mangés par l’enfant pour une bonne santé. C’est un fait acquis, on essaye que nos enfants mangent de tout pour avoir tous les nutriments… Il faut donc servir ce qu’on aimerait voir mangé, en proportions équivalentes.
  • Rotation : la clé pour débloquer une situation catastrophique (ou pas). Si un enfant mange 3 sortes de plats et 4 collations différentes alors cela doit tourner de façon à ce que ça ne soit pas la même chose deux fois de suite. Même si c’est pâtes/frites/riz/semoule par exemple. C’est un tout petit peu de variété mais c’en est! Dans le même esprit, si un enfant mange des tomates alors on peut lui servir préparées à toutes les sauces, crues, cuites, en clafoutis, en tian, en crumble, en tarte, en sauce sur la pizza… Bref ne rien négliger! Plus l’enfant mange de façon différente, plus il élargit ses horizons.
  • Modération : c’est le point qui me tenait le plus à cœur. Je me souviens tellement de cette injonction de « finir son assiette » et tout ce qui tourne autour! Il s’agit d’apprendre à l’enfant à savoir reconnaître sa faim. Pas facile quand on sait que bon nombre d’adultes n’en sont pas capables. Des pistes intéressantes comme celle-ci qui fonctionne pour les petits appétits comme les grands : fractionner le plat en petites bouchées.

Le livre donne aussi des idées très pratiques :
– cuisiner avec l’enfant. J’allais oublier de l’écrire parce que pour moi c’est acquis mais il est vrai que ça fonctionne vraiment et au moins ils se rendent compte des ingrédients qui composent un plat. Dernier succès ici : la quiche lorraine.
– servir les légumes en entrée sans autre féculent. C’est quelque chose que je faisais déjà je sais donc bien que ça marche du tonnerre! Si l’enfant a faim un peu avant le repas, on lui propose ça, à lui de voir s’il préfère attendre pour avoir un féculent avec ou uniquement, ou pouvoir déjà manger même si le repas n’est que dans 15 minutes.
– les bouchées joyeuses. Une bouchée d’un peu tout, pour la rotation des aliments, puis une d’autre chose etc et on recommence. Présenté comme un jeu.
– soupe assaisonnée. La soupe est servie en entrée toujours (appelez ça hors-d’œuvre si vous êtes prout-prout) et on l’agrémente de croutons, de crème, de fromage râpé, que sais-je? Le but est que l’enfant mange de la soupe et petit-à-petit il sera amené à l’apprécier sans les surplus, cela lui fait aimer le goût.
– légumes à croquer. Présenter des légumes, avec des sauces sympa genre houmous ou sauce au yaourt. Le format à manger avec les doigts est intéressant.

Enfin, chaque bouchée nouvelle est une victoire!!! Et à valoriser bien sûr. Quoique des fois il n’y en a pas besoin : la fierté de la Miss devant mon air ébahi m’apprenant qu’elle avait goûté un tas d’aliment lors de la semaine du goût par exemple…

Pour conclure, ceci est un cadre, un bon procédé, pas une ligne de conduite rigide. Essayer d’évacuer la pression par rapport aux repas et à la nourriture… s’autoriser des baisses de motivation ou un peu de laisser-aller…

Je vous invite à lire ce livre si vous êtes confrontés à la problématique, au passage quelqu’un pourra m’expliquer certains termes québecois comme les craquelins ou croustilles!

Le repas idéal

Un peu de cuisine parce qu’il ne faudrait pas croire qu’on s’arrête de manger chez les Souris…

Je prends la liberté (c’est mon blog c’est moi qui décide, na) d’assembler les plats de repas réalisés cet été et le dessert fait pour l’anniversaire de la Miss avec ses amis.

Apéro
– graines de courge et de tournesol grillées
– soleil épinard-roquefort : une pâte feuilletée qu’on étale en deux épaisseurs, la garniture à la va-vite sur un côté, on enferme complètement dans la deuxième partie, on découpe en soleil, on tourne les rayons et on enfourne pour 15 minutes. Addictif et même auprès des jeunes enfants!

Entrée / plat
– salade melon pastèque et feta : fabuleux en été.
– tian de légumes : aubergines, courgettes, oignons, tomates et pommes de terre. Simplement arrosés d’un peu d’huile d’olive.
– pizza polenta : un fond de polenta à la place de la pâte classique, de la sauce tomate et beaucoup de fromage.
– wraps houmous concombre.

Plateau de fromages

Dessert
– gâteau mare aux cochons. Avec des fingers bio parce que ceux-ci ne contiennent pas de lactose et de la pâte d’amande teintée à la main avec du colorant en poudre, ça marche bien. Façonnage avec l’enfant et des cure-dents, assez rapide. Gros succès auprès des invités!

 

IMG_3009Je remercie ma coach, sans qui rien n’aurait été possible…

Manteau

Hier soir j’ai lavé le manteau de portage et le mei-tai, prêtés puis rendus.

Tant de choses remontent, ce bébé si petit les premières fois. Tellement agréable de l’avoir tout contre soi, se tenir chaud mutuellement en plein hiver et en pleine bise.

Et après?

Je ne sais pas.
Je suis sûre qu’un bébé serait une bouffée d’amour, tellement… tant de choses impossibles à écrire.

Là, je n’en ressens pas le besoin. Pas cette envie dans le ventre, pas ce pincement désabusé.

Colère

Celle qui nous submerge, nous écrase, nous engloutit.

Celle qui abasourdit, qui fait peur.

Celle qui donne envie d’oublier.

L’enfant qui compte « ils étaient quatre et puis ensuite trois et maintenant deux ».

Et après?

Je dis non.